
Qualifiés aux dépens du Mali après une séance de tirs au but à suspense, les jeunes Sénégalais retrouveront le Maroc, pays hôte et tenant du titre, pour une demi-finale qui s’annonce électrique.
Ce dimanche 24 mai 2026, les Lionceaux de la Téranga ont franchi un nouveau cap dans cette CAN U17 Maroc 2026. Après un quart de finale âprement disputé face à leur voisin malien, le Sénégal a décroché son billet pour le dernier carré grâce à une victoire aux tirs au but, faisant preuve une nouvelle fois de ce mental d’acier qui les caractérise depuis le début de la compétition.
Un derby ouest-africain à couper le souffle
Le choc entre le Sénégal et le Mali ne pouvait que tenir toutes ses promesses. Ces deux sélections, habituées à se croiser dans les grandes compétitions de jeunes, ont livré un duel intense et serré. C’est finalement lors de la fatidique séance des tirs au but que les Lionceaux ont fait la différence, plongeant les supporters sénégalais dans la joie et éliminant les Aiglonnets maliens du tournoi.
Ce succès n’est pas anodin. Il vient confirmer la trajectoire ascendante d’une sélection sénégalaise U17 bâtie sur des principes forts : collectif, solidité défensive et efficacité dans les moments décisifs. Après une phase de groupes mouvementée — entamée par une défaite face à l’Afrique du Sud (1-2), puis redressée par deux victoires consécutives contre le Ghana (1-0) et l’Algérie (2-1) — les Lionceaux ont prouvé qu’ils grandissent au fur et à mesure que la compétition avance.
Le Sénégal défie le Maroc en demi-finale
La prochaine étape s’appelle le Maroc. Pays hôte et tenant du titre, les Lionceaux de l’Atlas ont également validé leur place dans le dernier carré ce dimanche en écartant le Cameroun en quarts de finale. Le tableau était clair dès le départ : si les deux équipes passaient leurs quarts respectifs, elles se retrouveraient obligatoirement en demi-finale. C’est désormais chose faite.
L’affiche est alléchante. D’un côté, le Maroc, fort de son statut de champion d’Afrique en titre, évolue à domicile devant son public, un avantage considérable à ce niveau de compétition. Avec des individualités de talent comme Ibrahim Rabbaj, surnommé le « Messi marocain » et formé à Chelsea FC, les Lionceaux de l’Atlas ont montré tout au long du tournoi une cohésion remarquable et une capacité à élever leur niveau dans les matchs couperets.
De l’autre côté, le Sénégal arrive en confiance, galvanisé par son parcours mental exemplaire. Les hommes de Lamine Sané n’ont peur de rien : ils ont su renverser l’Algérie après avoir été menés au score, et viennent de passer l’obstacle malien aux tirs au but. Cette sérénité dans l’adversité pourrait s’avérer déterminante face à une équipe marocaine qui jouera avec la pression du résultat à domicile.
Un duel au sommet chargé d’histoire
Les deux nations se connaissent bien. En 2023, lors de la CAN U17 disputée en Algérie, le Sénégal avait remporté le titre en finale contre le Maroc (2-1) — une victoire historique qui avait consacré les Lionceaux champions d’Afrique pour la première fois de leur histoire dans cette catégorie. Les Marocains n’ont donc pas oublié et seront animés d’un désir de revanche supplémentaire.
Cette demi-finale promet ainsi bien plus qu’un simple match de football. C’est un duel de génération, de style et d’ambition entre deux des meilleures académies de formation du continent africain. Le Sénégal, avec ses pépites issues notamment de Diambars et de la Génération Foot, face au Maroc et aux talents de l’Académie Mohammed VI de football.
La Coupe du monde U17 en toile de fond
Au-delà du titre continental, les deux sélections ont déjà décroché leur billet pour la Coupe du monde U17 au Qatar, prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026. Mais atteindre la finale de cette CAN, voire la remporter, représenterait un tremplin psychologique et tactique idéal avant ce rendez-vous mondial. Chaque match est donc une répétition générale de haut niveau.
Rendez-vous est pris pour le 28 mai 2026 au Complexe Mohammed VI. Les Lionceaux du Sénégal y croiseront les Lionceaux de l’Atlas dans une bataille qui pourrait bien écrire une nouvelle page de l’histoire du football africain des jeunes. Une chose est certaine : le match promet d’être grandiose.