
En ce début 2026, la scène musicale et culturelle sénégalaise affiche une énergie remarquable entre nouvelles sorties, résidences artistiques et agenda foisonnant. Du rap identitaire aux échanges internationaux, Dakar et les autres villes confirment leur statut de hubs créatifs.
Samba Peuzzi signe un retour fort avec « Culture »
Le rappeur Samba Peuzzi ouvre l’année avec « Culture », un album de 18 titres dévoilé mi-janvier 2026, qui marque une nouvelle étape dans sa carrière. Entre rap, afrobeats et influences mbalax, le projet s’adresse autant au public local qu’aux diasporas, en jonglant avec wolof, français et anglais.
Pensé comme un miroir de la jeunesse sénégalaise, « Culture » aborde les réalités sociales, la quête de réussite, les relations affectives et la fierté d’appartenance. Pour Samba Peuzzi, la musique devient un outil pour défendre une identité sénégalaise moderne sans rompre avec les héritages culturels.
Résidences à Nianing : la musique comme diplomatie culturelle
Sur la Petite Côte, la créativité se joue aussi en mode collaboratif avec une résidence réunissant MamJ Ras Soul, Adee et le musicien luxembourgeois Serge Tonnar à Nianing. Soutenu par l’ambassade du Luxembourg, le projet a déjà donné naissance à des titres comme « La même destination » et « Mama Africa », qui mêlent reggae, techno-world et sonorités africaines.
Au-delà du studio, cette collaboration ouvre un pont durable entre scène sénégalaise et luxembourgeoise, avec la perspective de concerts communs et d’une présence du Luxembourg au festival de jazz de Saint-Louis. Un exemple concret de diplomatie culturelle où la création musicale nourrit les liens entre les deux pays.
Un agenda culturel dense à Dakar, Saly et au-delà
Côté événements, le calendrier culturel de février 2026 est particulièrement chargé. À Dakar, on retrouve un atelier « Émotions – Comprendre et accueillir ses émotions », une résidence de la compagnie Bête Noire & PlumePerdue, ainsi qu’une exposition « BRÂNCUȘI 150 » autour de l’art graphique roumain.
Les propositions festives ne manquent pas non plus : soirées salsa et « Soirée Caliente », rendez-vous « Yoka Salsa », ateliers de création de savons végétaux, soirées sénégalaises à Saly et barbecue-concert live de l’African Stars Orchestra au Lala Beach du 20 au 22 février. La musique live reste au cœur de l’offre, entre clubs, plages et lieux culturels.
Une scène locale aux ambitions régionales
Cette effervescence s’inscrit dans un mouvement plus large où la scène sénégalaise dialogue avec les grands rendez-vous ouest-africains, comme le festival Ségou’ Art – Festival sur le Niger, consacré en 2026 aux liens entre jeunesse, éducation et créativité. Pour de nombreux artistes sénégalais, ces plateformes sont devenues des espaces stratégiques de visibilité et de circulation.
Entre album-manifeste avec « Culture », résidences internationales à Nianing et agenda dense à Dakar ou Saly, le début de l’année confirme que la création sénégalaise regarde bien au‑delà de ses frontières. La musique et la culture y apparaissent plus que jamais comme des terrains d’innovation, de dialogue et de prise de parole.





