La récente apparition de nouveaux cas de hantavirus dans plusieurs pays du monde relance les inquiétudes autour des maladies zoonotiques émergentes. Si les autorités sanitaires internationales appellent au calme, elles invitent néanmoins les États africains à renforcer leur vigilance, notamment face aux risques liés aux rongeurs, principaux vecteurs de cette infection potentiellement mortelle.
Au Sénégal, aucun cas humain n’a été officiellement détecté à ce jour. Mais des recherches scientifiques menées ces dernières années montrent que certaines souches de hantavirus circulent déjà chez des rongeurs présents sur le territoire national.
Le hantavirus est un virus transmis principalement par les rongeurs infectés. L’être humain peut contracter la maladie en inhalant des particules contaminées provenant de l’urine, des excréments ou de la salive de ces animaux.
Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), le virus peut provoquer deux formes graves :
Les symptômes peuvent inclure :
Dans certains cas, la maladie peut être mortelle.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) suit actuellement un foyer épidémique lié au virus Andes, une souche rare du hantavirus identifiée récemment à bord du navire de croisière MV Hondius.
Selon l’OMS :
Toutefois, l’organisation précise que le risque de pandémie mondiale demeure faible à ce stade.
Contrairement à certaines idées reçues, des hantavirus existent déjà en Afrique depuis plusieurs années.
Des études scientifiques publiées dans la revue Infection, Genetics and Evolution ont identifié plusieurs souches africaines chez des rats, musaraignes et chauves-souris, notamment en Afrique de l’Ouest.
Le premier hantavirus africain connu, baptisé « virus Sangassou », a été découvert en Guinée.
Ces découvertes montrent que le continent possède déjà des réservoirs animaux capables d’héberger le virus, même si les cas humains restent rares.
Au Sénégal, les autorités sanitaires se veulent rassurantes : aucun cas humain n’a été enregistré jusqu’à présent.
Selon les informations relayées par la presse nationale, les dispositifs de veille sanitaire et de surveillance épidémiologique restent actifs dans les ports, aéroports et principaux points d’entrée du pays.
Mais les chercheurs appellent à la prudence.
Une étude scientifique publiée en 2020 dans la revue Viruses a détecté le Seoul Orthohantavirus chez des rats noirs (Rattus rattus) au Sénégal entre 2012 et 2013.
Les travaux montrent une forte proximité entre les populations humaines et les rongeurs dans certaines zones, augmentant potentiellement les risques de transmission.
Même si le risque immédiat reste considéré comme faible, plusieurs facteurs pourraient favoriser l’émergence de cas humains :
Les zones les plus exposées pourraient être :
Les experts estiment également que les maladies zoonotiques pourraient devenir un enjeu majeur de santé publique en Afrique dans les prochaines années.
Les autorités sanitaires recommandent plusieurs gestes simples pour limiter les risques :
Les spécialistes insistent aussi sur l’importance de renforcer les politiques de dératisation et les systèmes de surveillance sanitaire.
Pour l’heure, aucun signal ne laisse penser à une circulation active du hantavirus au Sénégal ou à une menace comparable aux grandes pandémies récentes.
Mais cette situation rappelle une réalité de plus en plus préoccupante : les maladies transmises de l’animal à l’homme représentent désormais l’un des principaux défis sanitaires mondiaux.
Entre prévention, surveillance et sensibilisation, les autorités africaines devront maintenir une vigilance constante face à ces nouvelles menaces invisibles.
La ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a levé le voile sur une réalité difficile…
La FIFA a officiellement dévoilé « Daï Daï », la chanson officielle de la Coupe…
La date est désormais officielle. La Commission Nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (CONACOC)…
Kolda, Sénégal — La ville de Kolda peut souffler. La Sûreté urbaine du Commissariat central…
Guide complet pour prévenir le diabète de type 2 au Sénégal : alimentation locale adaptée,…
Longtemps associé aux moments de détente et aux traditions culturelles, le thé s’impose aujourd’hui comme…