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L’ARTP met en garde contre l’exploitation illégale des “Wifi communautaires”

LA REDACTION
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L’ARTP met en garde contre l’exploitation illégale des “Wifi communautaires”

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a publié ce lundi 31 mars 2026 un communiqué officiel mettant en garde contre la prolifération des “Wifi communautaires” illégaux sur l’ensemble du territoire sénégalais. Une pratique passible de lourdes sanctions pénales et financières.

Une pratique illégale qui se répand à travers tout le pays

Dans le cadre de sa mission de contrôle du respect de la réglementation applicable au secteur des communications électroniques et des postes, l’ARTP a constaté que des points d’accès WiFi — communément appelés « Wifi communautaires » — se multiplient dans plusieurs localités du territoire national. Des individus exploitent ces dispositifs pour revendre et fournir des services d’accès à Internet à des tiers, en dehors de tout cadre légal.

Selon le régulateur, ces points d’accès opèrent souvent par le truchement des terminaux de STARLINK, le service d’Internet par satellite d’Elon Musk, dont la popularité ne cesse de croître au Sénégal, notamment dans les zones où la connectivité est limitée.

Une activité strictement encadrée par la loi

L’ARTP rappelle avec fermeté que la fourniture d’accès à Internet n’est pas une activité ouverte à tous. Elle est subordonnée à l’obtention d’une licence ou d’une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Seuls les opérateurs de téléphonie mobile et les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dûment agréés sont habilités à exercer cette activité.

Ce cadre est défini par :

  • La loi n°2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des Communications électroniques ;
  • Le décret n°2022-1357 du 07 juillet 2022 relatif à l’interconnexion, au partage d’infrastructures et à l’accès.

Des sanctions sévères : jusqu’à 5 ans de prison et 60 millions FCFA d’amende

L’ARTP ne se contente pas d’un simple avertissement. En vertu de l’article 181 de la loi n°2018-28 portant Code des Communications électroniques, les contrevenants s’exposent à des peines particulièrement lourdes :

Sera puni d’un emprisonnement d’un (1) an à cinq (5) ans et d’une amende de trente (30) à soixante (60) millions de francs CFA, quiconque :
aura exercé l’une des activités soumises à l’obtention d’une licence ou autorisation sans la licence ou l’autorisation requise, ou l’aura continuée en violation d’une décision de suspension ou de retrait.

— Article 181, Loi n°2018-28 du 12 décembre 2018, Code des Communications électroniques du Sénégal

Un ultimatum lancé aux contrevenants

Dans sa conclusion, le communiqué de l’ARTP est sans équivoque : l’Autorité de régulation invite les personnes s’adonnant à ces pratiques à arrêter, sans délai. À défaut, les sanctions prévues par la réglementation leur seront appliquées sans ménagement.

Cette mise en garde intervient dans un contexte particulier : face au coût encore élevé de l’accès à Internet dans les zones reculées, de nombreux particuliers se tournent vers des solutions alternatives — légales ou non — pour se connecter. L’essor de Starlink a accentué ce phénomène en rendant disponible une connexion haut débit là où les opérateurs traditionnels peinent à s’implanter.

Ce qu’il faut retenir

  • ✅ Les Wifi communautaires de revente d’Internet sont illégaux au Sénégal sans licence.
  • ✅ Cette pratique est souvent facilitée par des terminaux Starlink.
  • ✅ Les contrevenants risquent jusqu’à 5 ans de prison et 60 millions FCFA d’amende.
  • ✅ L’ARTP demande l’arrêt immédiat de ces activités sous peine de poursuites.
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