[Vidéo] Zemmour veut bien des étrangers pour récolter des fraises Gariguette (qu’il « adore »)

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L’appétit plus fort que l’idéologie. Jeudi 16 décembre, le polémiste d’extrême droite et désormais candidat à la présidentielle Éric Zemmour est venu détailler son programme au micro de France Inter, une première interview sur le service public depuis le lancement officiel de sa campagne.

Interrogé par Léa Salamé sur son projet “d’immigration zéro”, l’ex-journaliste a d’abord annoncé vouloir limiter les étudiants étrangers à “quelques milliers” par année et “réduire le droit d’asile à quelques dizaines ou centaines de cas”.

“Je ne suis pas là pour entretenir à coups de bourse des faux étudiants”, a-t-il assuré, avant de s’attarder quelques instants sur les travailleurs étrangers et la “doxa classique” d’une immigration venue pour combler la pénurie de main d’oeuvre dans certains secteurs économiques.

“J’adore les fraises Gariguette”

Sur le nombre total d’immigrés arrivant en France chaque année, “il y 14% de gens qui viennent travailler. Ceux-là, on peut éventuellement les faire venir”, a reconnu Éric Zemmour au micro de France Inter, lui qui en aurait appris davantage sur l’apport des travailleurs étrangers lors d’un échange récent avec un agriculteur.

“J’ai discuté avec un producteur de fraises Gariguette. Vous ne savez peut-être pas, j’adore les fraises Gariguette”, a raconté le candidat. “Il me disait que, effectivement, là pour le coup, il fait venir des Marocains parce qu’il n’arrive pas à avoir de Français. Mais, ajoute-t-il (le producteur), ils repartent. Ce sera le seul cas!”, a-t-il poursuivi, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous (à partir de 13?).

Depuis longtemps, la récolte de la fraise Gariguette, pénible physiquement,  repose largement sur l’apport de saisonniers venus de l’étranger, souvent du Maroc et de la Tunisie. En février dernier, la fermeture des frontières en raison de la pandémie de Covid-19 avait révélé l’importance de cette main d’oeuvre pour le secteur.
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“S’ils (les travailleurs étrangers) ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées. C’est autour de 600.000 euros d’investissement qui ne seront pas amortis” prévenait alors Julien Bernard, un exploitant du Vaucluse, dans un reportage du Monde. “On ne demande que ça de recruter des gens du coin, mais Covid ou pas Covid, c’est très compliqué”, ajoutait l’agriculteur.

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