Ousmane Sonko, le bras armé du MFDC (Par Cheikh NDIAYE)

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Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a été créé en 1947. Il est devenu mouvement indépendantiste à partir de 1986.
Indépendantiste, dans le sens prise d’indépendance et d’autonomie politique. C’est la volonté exprimée et assumée par le MFDC.
En termes plus simple, c’est un mouvement qui souhaite que la Casamance prenne son indépendance vis-à-vis du Sénégal.
Le MFDC, dirigé alors par abbé Diamacoune Senghor, a toujours fait face aux forces gouvernementales. 
Il faut rappeler que l’abbé Diamacoune a fait sa propagrande pour l’indépendance de laCasamance avec les moyens et services de l’Etat, notamment la radio. Il profitait de son temps d’antenne pour faire sa propagande.
Les morts se sont comptés par centaines. Des militaires sénégalais sont décédés pour l’unité du Sénégal.
Ces militaires décédés pour la cause du Sénégal méritent hommage et reconnaissance de tout le peuple sénégalais indistinctement.
L’abbé Diamacoune n’est plus. Le constat est que le MFDC est devenu orphelin d’un leader charismatique pouvant faire face et réaliser l’objectif d’indépendance de la Casamance.
C’était, en vérité, le constat ou la croyance.
Seulement, Cesar Atoute Badiane, l’autre leader du MFDC, a vu autrement les choses. Il a présenté Ousmane Sonko, le maire de Ziguinchor, comme le leader naturel du MFDC.
Il est allé plus loin : il a présenté ce dernier comme le sauveur qu’ils attendaient. Ce sont les propos de Cesar Atoute Badiane, vérifiables facilement.
Les propos sont d’une gravité extrême et doivent être appréciés rigoureusement par chaque Sénégalais.
Tout au plus, ils (propos) sont indicatifs des rapports entre le leader politique Sonko et les forces indépendantistes.
Il était, en conséquence, nécessaire de scruter les moindres faits et être attentifs aux moindres propos de Monsieur Sonko sur le MFDC ou sur le conflit casamançais, pour s’en convaincre.
Force est de constater, au demeurant, que les actes posés par le Maire de Ziguinchor corroborent très précisément la mission prophétique qui lui a été assignée par Monsieur Atoute Badiane
Pour comprendre, il faut nécessairement reconstituer le puzzle.
Pris isolément, les actes ou dires de Monsieur Ousmane Sonko peuvent ne pas renseigner.
Par contre, une corrélation de ces actes et dires montre un rapport incontestable entre Sonko et le MFDC.
Premier constat important : Ousmane Sonko n’a jamais critiqué le MFDC. Cela est indicatif.
Une autre indication très grave est à consigner : cinq soldats sénégalais ont été pris en otage. Quatre en ont perdu la vie. Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor, n’en a jamais parlé. Ni pour présenter ses condoléances à la famille des victimes et au peuple sénégalais. Ni pour s’insurger des actes barbares et monstrueux envers le peuple sénégalais à travers son armée vaillante et patriotique.
Comment comprendre que l’armée soit profanée, attaquée par les rebelles, que tout le Sénégal pleure et condamne avec la dernière énergie cette ignominie, cette monstruosité et que le Maire de Ziguinchor ne daigne en parler ? 
La cause est simple : les accointances qui existent entre lui et le MFDC.
Ces liaisons sont si fortes que Ousmane Sonko, d’une manière insidieuse et malicieuse, promeut un point phare de leur programme, à savoir la mise en place d’une monnaie locale.
D’ailleurs, relativement à ce point, le journaliste Babacar Justin Ndiaye, pour montrer la dangerosité de cette idée, disait ceci : «Parler de monnaie locale dans une zone marquée par 38 ans de guerre, c’est ouvrir une fenêtre sur l’indépendance dans l’esprit de certaines personnes.»
Il ajoute, pour faire preuve de bonne foi, ceci : «Pour des raisons de pédagogie politique, il aurait du éviter.»
La vérité est que cette idée usitée est un point essentiel du programme du MFDC et elle ouvre, comme le sous-entend subrepticement le politologue Justin Ndiaye, la voie qui mène a l’indépendance de la Casamance.
Ce qu’il faut comprendre ici c’est que les points du programme du MFDC embrassent le programme de Sonko. Seulement, ces points sont renommés, maquillés pour ne dire modernisés pour une présentation plus aisée, plus facile.
Seulement, le caractère machiavélique qui est l’indépendance de laCasamance demeure, quant à lui, intacte.
Autre point, la critique contre l’armée justifiant le courroux d’un ex-général de l’armée n’a pas pour cause l’envoi de militaires sénégalais au Mali.
Véritablement, la cause est le travail remarquable de ratissage fait au niveau de Ziguinchor et ayant porté ses fruits.
Tout ce qui contribue à casser la dynamique des rebelles ne fait pas plaisir à Sonko. Son refus de parler  du MFDC est compris.
Il se murmure l’histoire de son père. Mamadou Sonko, de son vrai nom, était dans le MFDC.
Il a travaillé pour leMFDC. Il a fait le terrain pour  défendre les causes du MFDC.
D’ailleurs, il détenait un restaurant près du port de Ziguinchor à l’époque. Restaurant qui était presque le siège du MFDC dans cette localité.
Donc les liens entre le leader de Pastef et le MFDC datent de très longtemps. Il sont solidement établis. Et Sonko en constitue un trait d’union. Il perpétue la tradition familiale.
Sauf qu’il a cette malice de se draper des habits nationaux alors que son cœur bat pour leMFDC.
En définitive, la corrélation des actes et dires montrent que Sonko reste le meilleur pion du MFDC. Cela est incontestable.
D’autres explications s’en suivront pour mieux étayer les propos dans le présent texte.
Cheikh NDIAYEExpert en sécurité publique

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