« LGBTISATION de l’enseignement au Sénégal »: les grandes lignes du document qui frustre les enseignants

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L’introduction du programme de « l’éducation sexuelle et la reproduction » dans l’éducation depuis la primaire a choqué plus d’un. Des organisations de la société civile et des syndicats d’enseignants se sont levés pour dire non à cette proposition de l’Unesco (organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture et de l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance).

En effet, il s’agit d’un module qui vise à intégrer la notion de genre avec une nouvelle définition du concept qui pend en compte l’homosexualité, le gay, le lesbianisme, le transsexuel, le bisexuel ou alors un ou une intersexué (é).

PressAfrik a parcouru les documents présentés aux enseignants lors du séminaire organisé par l’Unesco les 21,22, et 23 décembre dernier, à Saly avec les acteurs notamment le G7 (les syndicats les plus représentatifs), des professeurs d’économie familiale, des professeurs SVT (Science de la vie et de la terre), les représentants de bureau genre du ministère de l’Education nationale.

Dans un document intitulé «Nés Libres et Egaux : Orientations sexuelle et identifié de genre en droit international des droits de l’Homme », la haut-commissaire des  Nations-Unies aux droits de l’Homme, Navy Pillay a déclaré que : « la question d’accorder aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre ( LGBT) les mêmes droits que ceux dont tous les autres jouissent n’est ni radicale ni compliquée ».

Le programme dont l’un des recommandations est de d’« inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre comme des caractéristiques protégées de la législation contre les crimes haineux (…) », a pour objectif  de « Protéger les gens contre la violence homophobes et transphobes ».

Pour les élèves de 5 à 8 ans, l’idée centrale est de leur faire comprendre l’importance de la différence entre le sexe biologique et le genre. « Définir la notion de genre et de sexe biologique et expliquer en quoi elles sont différentes ;  Réfléchir sur ce qu’ils ressentent au sujet de leur sexe biologique et de leur genre », peut-on lire dans le document.

S’agissant de ceux âgés entre 9 et 12 ans, il est question de leur enseigner que  « les normes sociales et culturelles et les convictions religieuses sont les facteurs qui influent sur le rôle de genre ».

Pour les enfants âgés entre 12 à 15 ans, le thème portera sur « le rôle et les normes de genre ont une influence sur la vie des individus ». Il faudra les pousser à « reconnaître que les convictions en matière de normes de genre sont créées par les sociétés (attitude).»

Il s’agira aussi d’analyser avec eux, « l’impact des normes et des stéréotypes liés au genre sur les relations amoureuses (normes liées aussi bien à la masculinité qu’à la féminité) (reconnaissance) ».

L’objectif d’apprentissage pour les élèves de 15 à 18 ans et plus, c’est de les faire comprendre que « l’homophobie et la transphobie sont préjudiciables aux personnes ayant des orientations sexuelles et des identités de genre différentes ».

Au terme de ce module, les élèves « pourront : définir ce que sont l’homophobie et la transphobie ; analyser les normes sociales qui contribuent à l’homophobie et à la transphobie et à leurs conséquences : mais aussi reconnaître que chaque individu devrait avoir le droit d’aimer qui il veut sans faire l’objet de violence , de contrainte ou de discrimination ; montrer comment exprimer son soutien aux personnes victimes d’homophobie ou de transphobie ».

« LGBTISATION de l’enseignement au Sénégal »: les syndicats d’enseignant accusent l’Etat

A l’instar des autres acteurs de l’éducation, le Secrétaire général national du Cusems/ Authentique a lui dénoncé avec la dernière énergie ce projet. Dame Mbodji qui est convaincu que l’Unesco est dans une phase d’accélération pour inclure ce module dans le système éducatif, a invité les acteurs à se lever comme un seul homme pour barrer la route à ces organisations internationales.

Dame Mbodji qui considère ce programme comme une « LGBTISATION de l’enseignement au Sénégal », c’est-à-dire faire accepter aux élèves le phénomène de l’homosexualité, a déclaré que « c’est inacceptable ».

Lui et ses camardes ont mis sur le banc des accusés le président de la République, Macky Sall et le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla qui, selon eux, doivent montrer aux Européennes que nous ne leurs appartenons pas.

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