Forum mondial de l’eau-Dakar 2022 : Réfléchir à des solutions adaptées pour résoudre les problèmes d’eau et d’assainissement

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Avec le report du 9eme Forum Mondial de l’Eau prévu à Dakar, à la date du 21 au 26 mars 2022, les parties prenantes impliquées dans le processus préparatoire auront une année supplémentaire pour préparer ce grand rendez-vous tant attendu et qui devra aider à assurer la sécurité de l’eau partout et pour tous. Ce report dû à la progression de la pandémie de Covid-19 à travers le monde permettra de renforcer les efforts déjà faits dans le cadre du processus préparatoire pour que la prochaine édition du Forum, placée sous le thème de la « Sécurité de l’eau pour la Paix et le Développement », soit une réussite historique. Le Forum offrira une plate-forme unique aux professionnels et aux décideurs pour répondre à la priorité d’accélérer et d’amplifier l’accès à l’eau et l’assainissement à travers le monde.

Les partenaires et les nombreux acteurs du monde entier qui se sont mobilisés dans le cadre du processus préparatoire, notamment dans l’élaboration du contenu thématique, méritent des félicitations et des remerciements pour la qualité du travail déjà réalisé. Cette mobilisation exceptionnelle sera renforcée jusqu’au Forum par de nombreux évènements préparatoires sur tous les continents afin de placer l’eau au centre des décisions politiques. Rappelons que le Forum de Dakar introduira, par rapport aux précédents, des innovations majeures articulées autour des composantes suivantes :

Premièrement, autour d’un processus inclusif décloisonné multi-acteurs avec l’ensemble des parties prenantes, qui vont intervenir dans les groupes de travail structurés autour des 04 priorités : « Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement », « Coopération », « Eau pour le développement rural » et « Outils et moyens » ;
Deuxièmement, autour d’un Sommet des Chefs d’Etat, de Gouvernement et des grandes institutions internationales, pour lancer un message et une initiative politique historique, en vue de catalyser les actions notamment, pour la réalisation rapide de l’accès universel à l’eau et à l’assainissement ;
Troisièmement, autour de la mise en œuvre de l’Initiative Dakar 2021 qui vise, durant la phase préparatoire, à sélectionner des projets pertinents, innovants, reproductibles, produisant des résultats à court terme, à impact durable autour des priorités du Forum.

Le Forum sera préparé et organisé dans un contexte particulier car la pandémie de la Covid-19 conforte l’urgence de mobiliser la communauté internationale dans toute sa diversité et à tous les niveaux, pour un Forum efficace (aux plans social, politique, économique), un Forum innovant, catalyseur de l’action pour des engagements continentaux et mondiaux afin que la sécurité de l’eau pour la paix et le développement soit assurée partout et pour tous, aujourd’hui et demain. Le Forum mondial de l’eau de Dakar offrira ainsi aux acteurs de l’eau et de l’assainissement, en Afrique et dans le monde, une plateforme d’échanges, de partage d’expérience et de plaidoyers pour placer l’eau et l’assainissement au cœur des priorités dans tous les pays. C’est un rendez-vous à ne pas manquer et tous ceux qui ne sont pas encore impliqués dans le processus préparatoire sont invités à se joindre aux efforts en cours, en s’inscrivant notamment dans les groupes consultatifs, pour jouer un rôle de premier plan dans le processus préparatoire et l’organisation du Forum, et contribuer ainsi à sa réussite.

Dans 33 pays d’Afrique, un centre de soins sur deux est privé d’eau courante selon, L’OMS Une absence d’hygiène qui contribue à une forte mortalité néo-natale et au développement des épidémies, tandis que sévit le coronavirus.

Dans le monde, un établissement de santé sur quatre est dépourvu de service d’approvisionnement en eau. Pour les 47 pays les moins avancés (PMA), majoritairement situés en Afrique (33 selon l’ONU), la situation est plus grave encore, puisque la proportion est d’un sur deux. Pas d’eau courante, cela signifie que des actions d’hygiène de base, comme le lavage des mains, y sont impossibles là où des soins sont prodigués.

“Envoyer des professionnels de santé et des personnes qui ont besoin de traitements dans des établissements dépourvus d’eau propre, de toilettes sûres, voire de savon, met leur vie en danger”, affirme Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. 1,8 milliard de personnes concernées

Ce risque concerne 1,8 milliard de personnes à travers le monde : professionnels de santé, patients et accompagnants. Dans les pays peu développés, 15% des patients contractent une infection durant une hospitalisation ou un soin. Ainsi, l’absence d’hygiène est responsable de 25% des décès de nouveau-nés dans les pays peu développés. Une sage-femme du Malawi rapporte que les parturientes devaient être conduites à une rivière pour y être lavées, à une demi-heure de trajet, faute d’accès à l’eau dans l’établissement. Le coronavirus accentue le danger

En cette période d’épidémie de coronavirus, alors que le lavage des mains est cité comme étant le premier rempart face à la maladie, l’absence d’eau devient catastrophique. “Travailler dans un établissement de santé sans eau, assainissement et hygiène, c’est un peu comme envoyer des infirmières et des médecins travailler sans équipement de protection individuelle”, affirme Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

L’assainissement est aussi un problème important, notamment pour lutter contre le choléra. Trois centres de soins sur cinq n’ont pas accès à des services d’assainissement de base. Les toilettes sont en nombre insuffisant, et elles sont souvent partagées entre malades et patients, voire parfois soignants. Le tout alors que l’entretien est mal assuré, souvent en l’absence de protocole bien défini. Investir un dollar par habitant

Cependant, un réel effort de mise à niveau est entrepris, souligne l’OMS, mais il reste encore beaucoup à faire. Certains établissements récupèrent l’eau de pluie par exemple. Pour les 47 pays les moins développés, le coût pour alimenter en eau ces centres de soins est estimé à 1 dollar par habitant. Il faudrait 0,2 dollar pour en assurer l’entretien annuel. A la fois peu mais beaucoup pour des pays qui ont peu de moyens financiers.

FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

L’économie mondiale s’extirpe peu à peu de la crise de la COVID-19, et après avoir fortement diminué pendant la pandémie, la consommation de charbon devrait rebondir. Encore vigoureuse, la demande de charbon contribue au développement économique des pays émergents. Malgré tout, nombre de pays aspirent à un avenir durable et ont amorcé leur sevrage des combustibles fossiles, à plus forte raison du charbon. Leurs efforts se heurtent cependant à des obstacles difficiles à surmonter et le sort des nombreux travailleurs dont le gagne-pain dépend de l’industrie houillère n’est pas le moindre. Dans ce contexte, certains instruments de politique publique peuvent être utiles. L’investissement vert et les progrès technologiques peuvent empêcher le retour en force de la consommation de charbon que laisse entrevoir la reprise et accélérer la transition vers des énergies plus propres. Des politiques bien pensées peuvent par ailleurs atténuer les conséquences de cette transition pour les mineurs et les autres personnes tributaires du secteur du charbon.

Un peu d’histoire

Le charbon contribue fortement à la pollution locale et aux changements climatiques. Il génère 44 % des émissions mondiales de CO2. Lorsqu’il est brûlé pour produire de la chaleur ou de l’électricité, l’intensité carbonique du charbon est 2,2 fois supérieure à celle du gaz naturel : à quantité égale d’énergie produite, le charbon dégage plus de deux fois plus de dioxyde de carbone que le gaz naturel. Les centrales thermiques au charbon libèrent aussi dans l’air et les cours d’eau du dioxyde de soufre, de l’oxyde d’azote, des particules fines et du mercure qui dégradent l’environnement et qui, comme le confirment des données scientifiques connues depuis longtemps, sont nocifs pour la santé humaine. Selon des études médicales britanniques, 4 000 personnes auraient été tuées par le grand smog de Londres en 1952, une hécatombe imputable au charbon et aux gaz d’échappement des diésels. Il existe un lien étroit entre le niveau de développement d’un pays et sa consommation de charbon. Les pays à revenu intermédiaire sont habituellement ceux qui dépendent le plus du charbon. Pendant la deuxième révolution industrielle, à la jonction des XIXe et XXe siècles, les pays avancés ont rapidement développé une dépendance croissante au charbon. Puis, au fil de l’augmentation des revenus, le charbon a peu à peu été délaissé et remplacé par des combustibles plus efficaces, plus pratiques et moins polluants comme le pétrole, l’énergie nucléaire, le gaz naturel et, plus récemment, les énergies renouvelables.

Dans les années 70, trois grands facteurs ont ralenti, et dans certains cas, inversé la tendance à la baisse de la consommation de charbon : 1) les préoccupations liées à la sécurité énergétique, 2) l’électrification croissante et 3) la croissance économique rapide des pays émergents. L’augmentation de la demande d’électricité a stimulé la consommation de charbon dans de nombreux pays avancés qui l’utilisaient pour alimenter leurs centrales électriques et réduire leur dépendance au pétrole importé. Au tournant du siècle, la consommation de charbon a recommencé à baisser dans les pays avancés, une diminution qui a cependant été plus que contrebalancée par la montée en flèche de la demande dans les pays émergents. Aujourd’hui, les pays émergents représentent 76,8 % de la consommation mondiale de charbon, dont la Chine pour environ la moitié, et 72,8 % du charbon consommé dans le monde sert à produire de l’électricité. Les applications industrielles, notamment l’utilisation de houille à coke dans les aciéries, représentent une autre tranche de 21,6 %.

Obstacles à l’élimination graduelle du charbon.

L’élimination du charbon s’étale souvent sur plusieurs décennies. Le Royaume-Uni a mis 46 années pour réduire sa consommation de charbon de 90 % par rapport au sommet des années 70. Dans un éventail de pays, la consommation a diminué en moyenne d’à peine 2,3 % par année de 1971 à 2017. À ce rythme, il faudrait 43 ans pour éliminer complètement le charbon, à compter de l’année de consommation maximale.

Plusieurs facteurs compliquent l’abandon du charbon.

Premièrement, dans ses applications industrielles, qui se concentrent surtout dans les pays émergents, le charbon est une source d’énergie difficile à remplacer. L’hydrogène pourrait éventuellement contribuer à « verdir » la sidérurgie, mais la faible tarification actuelle des émissions de carbone n’incite pas vraiment à investir dans la technologie nécessaire. Deuxièmement, les centrales thermiques au charbon ont une durée de vie utile d’au moins 30 à 40 ans. À moins d’une évolution spectaculaire des coûts des énergies renouvelables ou d’une intervention ferme des décideurs, les centrales au charbon existantes ne sont pas près de disparaître.

Troisièmement, l’abandon du charbon cause habituellement des pertes pour l’industrie minière et ses travailleurs. Dans les pays à forte consommation de charbon comme la Chine et l’Inde, les intérêts des puissantes sociétés minières compliquent et retardent la conversion énergétique. Aux États-Unis, la transition rapide du charbon au gaz naturel a fait disparaître de nombreux emplois dans le secteur minier, causé un nombre record de faillites et fait plonger la valeur boursière des sociétés minières. Une transition de cette nature pourrait compromettre la stabilité financière de certains pays producteurs, car les banques seraient forcées d’absorber des pertes sur leurs investissements dans des mines et des centrales thermiques devenues désuètes qui deviendraient des « actifs délaissés ». Sur le plan humain, les mineurs et autres travailleurs de l’industrie sont souvent les héritiers d’une longue tradition dont ils sont fiers, et il leur est très difficile d’envisager de vivre autrement.

Faisabilité de l’élimination graduelle du charbon

Certaines conjonctures et certains instruments de politique publique peuvent faciliter l’élimination graduelle du charbon, mais celle-ci passe obligatoirement par un durcissement des politiques environnementales, par la perception de taxes sur le carbone, et par une offre de substituts énergétiques abordables. De 2013 à 2018, le système britannique de tarification du carbone a réduit la dépendance du pays au charbon de 12,4 points de pourcentage. En Espagne, les subventions à la production d’électricité renouvelable ont réduit de 2005 à 2010 la dépendance au charbon, même si des facteurs conjoncturels ont aussi joué. Aux États-Unis, les forces du marché, notamment l’affaissement des prix du gaz naturel provoqué par la révolution du gaz de schiste, ont entraîné une diminution plus modeste.

Les pays qui envisagent l’abandon progressif du charbon sont confrontés à des questions difficiles. Les mineurs et les autres travailleurs qui tirent leur subsistance de cette industrie méritent, tout autant qu’ils ont besoin, qu’on leur propose des solutions réalistes pour s’adapter aux bouleversements qui pourraient les attendre. D’autres politiques d’aide devront être mises en œuvre pour faciliter leur réorientation, voire pour encourager le développement d’autres industries et éviter ainsi que des familles soient laissées en plan et que des communautés entières se vident de leur substance.

Dans les pays émergents et à faible revenu, la communauté internationale peut offrir une aide financière et technique (p. ex., fournir le savoir-faire nécessaire à la construction de réseaux de distribution d’électricité adaptés à des sources intermittentes d’énergie, telles que l’éolien ou le solaire) et limiter le financement accordé à la construction de nouvelles centrales au charbon, à tout le moins lorsque des solutions de rechange existent. Des énergies de substitution plus propres, comme le gaz naturel, peuvent assurer la transition vers un avenir plus vert. Les technologies de captage et de stockage du carbone pourraient constituer une solution viable pour faciliter l’abandon du charbon, mais leur coût est actuellement moins concurrentiel que celui des autres sources d’énergie à faibles émissions de carbone comme l’énergie éolienne ou l’énergie solaire.

Christian Bogmans est économiste au département des études du FMI (unité matières premières). Il s’intéresse principalement aux domaines de l’économie environnementale et énergétique ainsi qu’au commerce international, tout particulièrement au lien entre commerce, ressources naturelles et environnement. Avant d’intégrer le FMI, il a été chargé de cours (professeur adjoint) à l’université de Birmingham au Royaume-Uni. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’université de Tilburg.

Claire Mengyi Li est agente de recherche au département des études du Fonds monétaire international. Titulaire d’une maîtrise de l’université Johns Hopkins, elle s’intéresse surtout aux domaines de l’économie énergétique, de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l’économie environnementale. Elle suit attentivement les développements sur le marché des produits de base et leurs conséquences pour l’économie mondiale.

Coopération Bénin-Usaid: Le Projet MuniWASH Pour L’assainissement Des Communes Du Bénin

La Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale du Bénin, Alassane Séidou a procédé ce mardi 15 décembre 2020, au lancement des activités du projet Eau, Assainissement et Hygiène des Municipalités en Afrique de l’Ouest MuniWASH. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée en présence de SEM Mahoney Patricia, Ambassadrice des Etats Unis au Bénin, du représentant résident de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) au Bénin et des représentants du Ministère du cadre de vie et du développement durable, du Ministère de la santé et de celui de l’Eau et des mines.

MuniWASH est un projet régional financé par l’Usaid et mis en œuvre par Tetra Tech en partenariat avec l’Association africaine de l’eau (Aae) au Bénin et en Côte d’Ivoire, avec l’appui de Population services international (Psi) et de Segura Consulting pour une période de cinq ans (2019-2024). Il vise à aider les municipalités, les agences et directions nationales, les services publics et prestataires de services (publics et privés) des pays de l’Afrique de l’Ouest, à consolider et développer les services d’Aepha à l’échelle de la ville afin de répondre aux besoins critiques, intégrant les populations pauvres et mal-desservies des municipalités ciblées. Pour réaliser cet objectif, le projet s’articule autour de quatre axes appelés domaines de services et résultats que sont : durabilité financière et investissement privé, fiabilité opérationnelle, gouvernance et gestion municipale et apprentissage, et partage des connaissances. Abomey-Calavi, Allada, Aplahoué , Avrankou, Bohicon, Cotonou, Ouidah et Sô-Ava sont les 8 communes du Bénin bénéficiaires du projet, dont certaines sont des zones cibles du projet de fourniture de services d’assainissement (Ssd), également financé par l’Usaid et mis en œuvre par Abms Psi depuis 2014.

A la cérémonie de lancement, le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), a remercié le ministre de la décentralisation, pour sa présence qui matérialise sa proximité et sa disponibilité, ainsi que celle du gouvernement vis-à-vis de l’Ancb. Luc Atrokpo a témoigné la reconnaissance de l’Ancb et de l’ensemble des acteurs communaux à l’Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique et à travers elle, à tout le peuple américain pour leur soutien constant et précieux au développement local au Bénin. Il a fini en rassurant de l’accompagnement de l’Ancb, en vue de la mise en œuvre efficiente du projet. Le même sentiment de reconnaissance est noté chez le représentant des maires des communes bénéficiaires, le maire Angelo Ahouandjinou d’Abomey-Calavi. Pour sa part, le directeur du projet a salué le gouvernement béninois pour son intérêt pour le projet et a exprimé sa gratitude aux maires des communes bénéficiaires et aux partenaires pour leur soutien. Pour l’Ambassadrice des Etats-Unis au Benin, l’objectif de l’Usaid à travers ce projet, est d’aider les administrations municipales, les directions, agences nationales, les fournisseurs de services, à consolider les acquis et à développer les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène pour répondre aux besoins essentiels des populations pauvres et mal desservies vivant dans les zones urbaines et périurbaines des communes. Tout en remerciant le gouvernement béninois pour sa sollicitude, Patricia Mahoney a exprimé l’engagement de l’Usaid à œuvrer au bon déroulement des activités du projet.

Procédant au lancement du projet, le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale a témoigné sa gratitude au gouvernement américain qui ne ménage aucun effort, pour accompagner les pays amis, dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Alassane Séidou a adressé ses félicitations aux maires ainsi qu’à leurs mandants, pour la qualité de la collaboration durant la phase sélection.

La signature des Mémorandum d’Entente (MoU) entre le projet MuniWASH et les Maires des communes Cibles a mis un terme à la cérémonie.

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