“Le statut du chef de l’opposition doit revenir irrémédiablement au PDS!”, selon Moïse Rampino

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Le nain dont le calibre de la tête est disproportionnel au reste du corps veut devenir grand, plus grand que tout le monde. Mais, il oublie que même du haut d’un immeuble facticement érigé par le président Macky Sall ; il restera toujours un nain, un nain politique.

N’est-ce, pas monsieur Idrissa Seck qui déclarait le 28 février 2019 qu’il ne reconnait pas les résultats de la présidentielle en ces termes : ‘’ Nous rejetons fermement et sans aucune réserve les résultats. Nous ne ferons aucun recours auprès du Conseil constitutionnel. Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et sera le seul à assumer les

conséquences face au peuple et face à l’histoire.’’

Comment peut-on rejeter les résultats de la présidentielle et vouloir être décrété chef de l’opposition sur la base des résultats de la même présidentielle ? Ceci démontre encore une fois de plus l’inintelligence, l’incohérence, l’inconséquence et l’immaturité politique de monsieur Idrissa Seck qui s’était fait recevoir à la veille de la présidentielle 2007 au palais de la République. Ce qui lui eut valu la démission d’Abdoulaye Bathily de sa fameuse coalition et tous ses déboires politiques qui en suivirent.

Idy malgré son verbe, nonobstant son éloquence démontre à chaque occasion qu’il à le QI d’une huitre. Si non, il n’allait jamais accepté de légitimer les résultats d’un hold-up électoral. Tous les connaisseurs savent qu’il n’y a pas eu élection en 2019. Big Sam avait tiré la sonnette d’alarme en attestant qu’il y eut 3 fichiers électoraux. De suite, il fut recruté par le sergent chef Macky. Ce qui est sûr et certain, c’est qu’il y eut au moins deux fichiers électoraux lors de la précédente présidentielle. Le Président Wade l’eut dit et redit personne ne l’eut écouté. Tous sont allés se cogner la tête contre le mur pour finalement lui reprocher le fait de ne pas s’être engagé physiquement.

Secundo, Idy oublie que s’il eut obtenu 20%, c’est en grande partie à cause Khalifa Sall. Les gens n’ont pas voté pour le Rewmi mais pour Khaf qui fut à l’époque victime du glaive de Dame justice. Rewmi n’existe pas en dehors de la commune de Thiès et par conséquent ne vaut pas plus de 7%.

Par ailleurs, le PDS reste toujours fidèle à sa logique. Nous ne reconnaissons pas les résultats de la précédente présidentielle car il s’agissait plus tôt d’un hold-up électoral réalisé avec la bénédiction des responsables de l’opposition qui eurent pris part à ces joutes électorales. Par conséquent, si on doit choisir un leader de l’opposition, c’est sur la base des élections législatives de 2017 où les résultats n’eurent pas été contestés. Par ailleurs, je trouve que ce débat puéril et abscond n’a aucun intérêt pour le vécu des Sénégalais.

Ce qui urge, c’est l’audit du fichier électoral et le maintien des élections locales au mois de mars 2021 car le troisième mandat passera par le report de ce scrutin. La Covid19 ne saurait être un prétexte pour repousser ce rendez-vous électoral. La Tanzanie, le Burundi, la Côte d’ivoire le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et la Guinée Conakry ont tous maintenu leurs élections nonobstant la présence de cette pandémie. Le Président Macky Sall sait qu’il ne vaut plus 30% si le fichier est limpide raison pour laquelle il refuse l’idée d’organiser toute élection avant la présidentielle de 2024.

* Éternel Wadiste