Bourse: un ouvrier américain doit travailler 126 heures pour acheter une action dans l’indice S&P 500

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Une chose contre laquelle le coronavirus ne pourra sans doute rien: les inégalités aux Etats-Unis d’Amérique, coeur du capitalisme. Il faut aujourd’hui à l’ouvrier américain 126 heures de travail pour pouvoir acheter une action de l’indice S&P 500, un record depuis 160 ans selon les données récentes publiées par Dan Held, un entrepreneur connu sur les marchés de la crypto-monnaie et de la blockchain.

Les informations publiées sur le site Finbold.com montrent que les heures de travail moyennes nécessaires pour qu’un travailleur américain acquiert une seule part de l’indice S&P 500 sont les mêmes qu’en 1860. Ce record de 160 ans donne raison à ceux qui pointent les inégalités de la répartition du profit entre le capital et travail.

Le précédent record historique avait été atteint avant l’an 2000 avec la bulle Internet qui a vu des centaines de sociétés liées à Internet atteindre des sommets historiques. Le point le plus bas des 22 dernières années a été celui de la crise financière de 2009. Est-ce à dire que nous sommes à la veille d’une déflagration des Bourses américaines et mondiales ?

L’une des raisons liées à cette augmentation des heures dont les travailleurs ont besoin pour accéder au S&P 500 pourrait être liée au grand assouplissement quantitatif (QE) et à la planche à billets qui a fonctionné à plein régime au cours des 20 dernières années aux États-Unis et dans d’autres pays. Ainsi, en injectant de l’argent pour sauver des banques et racheter les obligations des Etats, la FED diminue le pouvoir d’achat des ouvriers et des classes moyennes, obligées à travailler plus. Pas, malheureusement, pour gagner plus.