La scène musicale sénégalaise est secouée par l’arrestation de la chanteuse Bibiche Ndiaye, placée en garde à vue à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) suite à la diffusion controversée de son dernier clip « Fumu daal baxna ». L’affaire soulève un débat houleux sur les limites de l’expression artistique et le respect des normes morales au Sénégal.

Un clip jugé trop audacieux

Dans « Fumu daal baxna », Bibiche Ndiaye apparaît dans une tenue jugée trop révélatrice, exposant une grande partie de son anatomie. Cette mise en scène a outré de nombreux internautes et leaders religieux, qui y voient une transgression claire des bonnes mœurs sénégalaises. La polémique s’est amplifiée sur les réseaux sociaux, poussant le Comité de défense des valeurs morales emmené par Serigne Bassirou Mbacké, Cheikh Astou Fall et Serigne Adama Mboup à déposer plainte auprès des autorités.

Procédure judiciaire et mobilisation sociale

Malgré des excuses publiques où l’artiste reconnaît le caractère inapproprié de certaines séquences, les plaignants ne désarment pas. L’enquête vise à établir si la diffusion du clip et son contenu constituent une infraction à la législation sur les bonnes mœurs. L’absence de Bibiche Ndiaye à plusieurs convocations nourrit la spéculation et les tensions, certains de ses soutiens dénonçant un « acharnement » contre les artistes.

Quelles conséquences pour la carrière de Bibiche Ndiaye ?

Cette affaire pourrait avoir de graves répercussions sur la carrière de la chanteuse. En cas de condamnation, Bibiche Ndiaye risque des sanctions pénales, dont le retrait de son clip des plateformes locales et une forte réduction de sa présence médiatique. Les radios et télévisions pourraient refuser la diffusion de ses œuvres. Si la médiatisation lui apporte une visibilité accrue à court terme, elle risque aussi un ostracisme durable sur la scène musicale, à l’instar d’autres artistes ayant connu des affaires similaires.

Entre liberté artistique et valeurs sociales

En toile de fond, ce scandale relance le débat sur la liberté de création dans un pays où la pudeur reste un pilier social. Tandis que certains dénoncent la censure et défendent l’audace de Bibiche Ndiaye, d’autres réclament des sanctions exemplaires pour préserver le « respect des valeurs culturelles et religieuses » du Sénégal. La justice devra trancher, mais l’émotion suscitée par cette affaire pourrait durablement façonner l’avenir artistique de Bibiche Ndiaye.

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